Aménagement de la route Kogo – Akurenam

Aménagement de la route Kogo – Akurenam

Sommaire

A. CONTEXTE

La faiblesse des infrastructures de transport et le mauvais état de l’existant ne favorisent pas le développement des économies de la sous-région, ni la libre circulation des personnes et des biens.
Au Gabon et en Guinée Equatoriale, l’intégration physique n’est plus une option mais une exigence de survie des économies.

L’une des préoccupations majeures du Gabon et de la Guinée Equatoriale est la mise en place rapide des conditions propices à une croissance économique durable et en conséquence, à la réduction de la pauvreté.
La vision du Programme Économique Régional est de faire de la CEMAC, à l’horizon 2025, un espace intégré, émergent, où règnent la sécurité, la solidarité et la bonne gouvernance au service du développement humain.
La mise en œuvre du Plan Directeur Consensuel des Transports en Afrique Centrale (PDCT-AC), dont l’un des objectifs est de relier les capitales par une route bitumée en bon état, justifie pleinement la construction de la route.

B. ETAT DES LIEUX

Le Tronçon de route concerné n’est actuellement pas bitumé et dispose de peu d’ouvrages de drainage des eaux pluvieuses. Elle traverse : (i) des vallées marécageuses marquées par la présence de nombreux bourbiers en saisons de pluie et de zones inondables génératrices d’inondations et (ii) des plateaux, avec parfois endroits des fortes pentes ; ce qui la soumet à de fortes érosions pluviales.

C. DESCRIPTION DU PROJET

Comme c’est le cas pour les projets d’infrastructures de transport en général, et des projets routiers en particulier, le choix du niveau de service de l’aménagement repose sur un compromis entre les considérations techniques, économiques et socio-environnementales.
La problématique du projet est de mettre en place une infrastructure adaptée aux conditions du tracé et répondant aux objectifs de confort et de sécurité optimales. Ce projet inclut également des aménagements connexes répondant à certains besoins des populations vivant dans la zone d’influence, tout en assurant une rentabilité économique acceptable.

D. OBJECTIFS

L’objectif général du projet est de contribuer au développement des infrastructures physiques en soutien à la compétitivité économique de la sous-région.

Sur le plan sectoriel, le projet devrait permettre de faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays et avec l’extérieur.
Au niveau spécifique, le projet, vise à : (i) créer une nouvelle liaison routière permanente entre le Gabon et la Guinée Equatoriale, praticable en toute saison, en vue de désenclaver les régions traversées et de réduire le temps et les coûts généralisés de transport, (ii) améliorer les conditions de vie des populations de la zone d’influence du projet, en vue de contribuer à la réduction de la pauvreté et (iii) renforcer les capacités techniques et opérationnelles des services de transport et des services frontaliers.
Les Etudes technique, économique, sociale et environnementale ainsi que les dossiers d’appels d’offres sont disponibles.

E. RESULTATS ATTENDUS

Les principaux résultats attendus du projet sont :

– la construction et le bitumage de la route,
– l’amélioration du niveau de service sur le corridor et l’accroissement du trafic et des échanges commerciaux en Afrique Centrale,
– la réduction des coûts du transport et logistiques,
– l’amélioration des conditions de vie des populations riveraines et de leur accès aux services sociaux de base (eau potable, écoles, etc.).

F. ELIGIBILITE AU NEPAD

La construction de la route reliant le Gabon et la Guinée Equatoriale réalise un des objectifs du Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique centrale pour la période 2019-2025 (DSIR) qui vise à relever des défis spécifiques, notamment le déficit infrastructurel dans le domaine de l’énergie et des transports. Le projet de construction de cette route s’inscrit en droite ligne des priorités du NEPAD.

G. COUT DU PROJET

Le coût total est estimé à 397 millions d’euros.

H. VIABILITE DU PROJET

Les avantages économiques attendus de la réalisation du projet sont liés aux effets du désenclavement, de l’accroissement de la mobilité et de la production agricole et le développement des activités de commerce dans la zone d’influence.
Les coûts et avantages exogènes ont été pris en considération, notamment la réduction du temps de transport et de transit du fait de la facilitation au niveau frontalier, la suppression des interruptions de trafic (du fait de la coupure de la route en mauvaise saison), empêchant l’écoulement des produits et la valeur ajoutée agricole.
Le désenclavement de la zone par une route revêtue aura un impact positif direct sur les conditions de vie des populations de la zone d’influence du projet (ZIP). Face aux problèmes aigus en matière de santé publique, l’amélioration des conditions de transport facilitera l’accès aux infrastructures sanitaires et l’évacuation des malades, particulièrement difficile pendant la saison des pluies. Une partie du potentiel agricole étant destinée à l’exportation, notamment en ce qui concerne les produits excédentaires et cultures de rente outre l’amélioration de la régularité dans l’approvisionnement alimentaire des populations, la construction de la route permettra de réduire les pertes observées dans la ZIP et dues aux manipulations lors du conditionnement et du transport et donc, une meilleure commercialisation des produits. Les rotations rapides des véhicules, l’économie de carburant et la rentabilité offerte par les transports collectifs, auront un effet modérateur sur les tarifs qui pourront baisser surtout pour le transport des marchandises. Un autre effet direct réside dans l’augmentation du confort et de la sécurité des voyageurs, notamment pour la circulation de nuit qui sera rendue plus sûre avec la mise en place d’une signalisation horizontale.