Université Inter-États Cameroun Congo (UIECC)

Université Inter-États Cameroun Congo (UIECC)

Sommaire

A. CONTEXTE

La demande de formation au sein de la CEMAC est considérable et croissante. En effet, pour atteindre les objectifs d’émergence affichés par les Etats, il est nécessaire de disposer de cadres, en particulier dans ses filières « moteurs de croissance » (hydrocarbures, mines, filières agricoles et agro-industrie, forêt et industrie du bois, pêche, tourisme, économie numérique, secteurs financiers…), d’ouvriers qualifiés (en particulier dans l’agriculture et l’industrie) et d’une grande masse de techniciens supérieurs (de bac-2 à bac+2), notamment dans des métiers transversaux comme la maintenance, la mécanique, l’électricité…

Aujourd’hui, les formations offertes ne sont malheureusement pas assez adaptées à ces besoins, renforçant le chômage des jeunes et handicapant la compétitivité des entreprises. Par ailleurs, des sommes considérables sont dépensées, par les parents ou les budgets des États à travers les bourses, pour la formation des cadres de la CEMAC à l’étranger, constituant ainsi une source de sortie de devises pour la zone. De ce fait, est donc impératif qu’une offre de formation adaptée, conséquente et de qualité se développe dans la Zone CEMAC.

Conscient du rôle majeur que l’Université doit jouer dans la stratégie d’émergence, les pays de la CEMAC se sont engagés dans un processus de réforme du système d’enseignement supérieur à travers trois axes principaux de développement : (i) la professionnalisation, (ii) la qualité et (iii) les technologies de l’information et de la communication.

B. DESCRIPTION DU PROJET

Créée le 21 décembre 2012 par une convention signée entre la République du Congo et la République du Cameroun, l’Université Inter-États Cameroun-Congo (UIECC) est un pôle d’excellence technologique et scientifique à vocation sous régionale installée sur deux sites, à Sangmélima au Cameroun et à Ouesso au Congo.

L’UIECC doit fournir des formations de haut niveau dans les domaines suivants: Agriculture et TIC au Cameroun et Agroforesterie et Environnement, Sciences et Techniques au Congo.
Cette ambition d’excellence est matérialisée par l’intégration des milieux professionnels dans le projet de performance, et avec qui l’UIECC devrait signer des conventions de partenariats pour la définition des programmes, la formation et les stages.

C. OBJECTIFS

L’objectif général est le renforcement du capital humain de la sous-région dans les domaines de l’Agro-industrie, de l’Agroforesterie, de l’Environnement et des Technologies de l’Information et de la Communication.

L’objectif sectoriel est le renforcement du plateau scientifique, technique et pédagogique de l’école supérieure internationale de génie numérique de l’université Inter-État (Cameroun-Congo).
Comme objectifs spécifiques, le projet vise : (i) la préservation des écosystèmes, (ii) le développement de l’Agriculture de seconde génération, (iii) la promotion et le développement des Technologies de l’Information et de la Communication.

D. RESULTATS ATTENDUS

 Construction de bâtiment administratif, de salles de classes dans les campus de Sangmélima et de Ouesso ;
 construction de laboratoires scientifiques aux normes fixées par l’UNESCO ;
 Aménagement d’une cité universitaire et des résidences pour les étudiants.

E. COUT DU PROJET

Le coût du projet est estimé à 2,50 millions d’euros environ.

F. VIABILITE DU PROJET

Le capital humain correspond à l’ensemble des connaissances, compétences et conditions de santé que les individus accumulent tout au long de leur vie et qui leur permet de réaliser pleinement leur potentiel en devenant des membres productifs de la société. Le développement du capital humain joue un rôle déterminant pour mettre fin à l’extrême pauvreté et renforcer l’inclusion sociale. Pour cela, il faut investir dans la nutrition, les services de santé, une éducation de qualité, l’acquisition de compétences et l’accès aux emplois.
Sans capital humain, une nation ne peut pas maintenir une croissance économique durable, préparer sa main-d’œuvre aux emplois plus qualifiés de demain ni soutenir la concurrence dans l’économie mondialisée. Au regard de ce qui précède, la mise en œuvre de ce projet est justifiée.